2020 : Année COVID & Travail à Domicile – Quel montant pourriez-vous déduire? (Partie 1)

COVID-19 et télétravail : quel montant déduire pour 2020?
En ce début de saison fiscale hors du commun, je vais traiter de la question qui brûle toutes les lèvres : quel montant les employés peuvent-ils déduire dans leurs déclarations de revenus 2020, une année où la COVID-19 aura fait du travail à domicile la norme dans plusieurs secteurs de l’économie?
La première question à se poser est la suivante : qui peut demander une déduction? Ce ne sont pas toutes les personnes ayant travaillé de la maison en 2020 qui sont admissibles – il y a d’autres conditions.
Il existe en fait deux méthodes de calcul, chacune soumise à des conditions différentes. Vous pourriez donc, selon votre situation, être admissible à la méthode à taux fixe temporaire (simplifiée) ou à la méthode détaillée. Voyons d’abord la méthode simplifiée.
Méthode simplifiée
Pour recourir à cette méthode de calcul de la déduction, vous devez remplir tous les critères d’admissibilité suivants :
- Vous avez travaillé de la maison en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. Si vous n’étiez pas dans l’obligation de le faire, mais que votre employeur vous en a donné le choix à cause de la pandémie, vous êtes considéré comme ayant travaillé de la maison en raison de la COVID-19, ou parce que votre employeur vous a demandé de le faire.
- Vous avez travaillé de la maison plus de 50 % du temps durant une période d’au moins 4 semaines consécutives en 2020.
- Vous ne déduisez que les frais de bureau à domicile, aucune autre dépense d’emploi.
- Vous n’avez pas reçu de remboursement pour la totalité de vos frais de bureau à domicile de la part de votre employeur, et les dépenses concernées sont directement liées à votre travail au cours de la période.
Selon la méthode simplifiée, votre employeur n’aura pas à produire de formulaire. Il vous suffira de calculer 2 $ pour chaque journée de travail à la maison, jusqu’à un maximum de 200 jours ou 400 $ (on parle de 200 jours ouvrables – les jours fériés, les vacances et les congés maladie ne comptent pas).
Certains formulaires (T777S au fédéral et TP-59.S au provincial) devront tout de même être remplis dans le cadre de vos déclarations. La beauté de la chose? Vous n’aurez pas à fournir vos reçus!
La méthode détaillée sera expliquée dans un prochain article. À suivre…..
À PROPOS DE CATHERINE MALOUIN
Je suis avocate membre du Barreau du Québec depuis 1999 et titulaire d’une maîtrise en fiscalité de l’Université de Sherbrooke.
Je possède plus de 20 ans d’expérience en fiscalité canadienne et internationale, tant pour les particuliers que les entreprises. J’ai acquis une vaste expertise au fil de ma carrière dans les grands cabinets comptables, notamment en matière de mobilité des employés, d’acquisition de propriétés et de réduction des risques financiers.
Je conseille mes clients sur toutes sortes de questions liées à la mobilité internationale, qu’il s’agisse de l’affectation de cadres à l’étranger, d’immigration ou de simples voyages d’affaires. Dans chaque cas, je suis en mesure de vous fournir des solutions pratiques qui tiennent compte de l’ensemble des implications fiscales.
Je participe aux négociations avec les autorités fiscales dans le cadre de la vérification ou de la préparation de dossiers d’opposition ou de divulgations volontaires. En outre, j’ai développé une expertise pointue à l’égard des biens immobiliers détenus par les résidents et les non-résidents du Canada.
Mon offre de services-conseils aux entreprises comprend notamment les réorganisations internationales, de même que les opérations de financement et les transactions transfrontalières.
Au quotidien, je vous aide à réduire votre facture fiscale et à trouver la meilleure structure organisationnelle possible en fonction de vos besoins.
